Livre "Extrait de simplicité"

 

Extrait de simplicité

Un petit livre qui pourrait bien changer la Vie.

 

Remerciements.

Merci à ma famille, à mes parents, qui m’ont toujours poussé dans la vie, qui se sont bien occupés de moi et qui ont grandement participé à ce je suis aujourd’hui. Merci de leur ouverture et de leur compréhension.

Merci à ma femme qui m’accompagne sur mon chemin de vie. Merci pour son soutien et la motivation quelle m’apporte. Sans elle je ne serais pas là où j’en suis.

Merci à Mila qui m’accompagne sur le chemin de la compréhension de la vie depuis plus de dix ans. Merci pour son amitié et pour le partage de nos expériences de vie.

Merci à Chati, mon guide spirituel, qui m’a aiguillé vers le chemin de la découverte de moi-même et de ma mission de vie.

Merci à vous tous qui m’avez ouvert votre cœur et qui avez partagé avec moi ce que vous êtes vraiment. J’ai tant appris à travers vous ! Merci de votre confiance.

Merci à vous, chères lecteurs et lectrices qui prenez le temps de vous découvrir et de vous réaliser.

Enfin, merci la Vie !

 

 

Introduction.

 

Bonjour, cher lecteur, chère lectrice.

 

Au cours des 10 dernières années, j’ai eu la chance de vivre toutes sortes d’expériences enrichissantes au travers de divers voyages et de belles rencontres. J’ai rencontré un lieu où l’on m’a guidé sur le questionnement de qui je suis et où je vais. Je réalise alors dans quelle direction mon chemin de vie s’oriente. Ce parcours m’a permis de découvrir puis de cultiver une grande confiance en la vie. J’y ai trouvé stabilité, sérénité, une meilleure compréhension de moi-même et de la vie. C’est pourquoi après avoir expérimenté plusieurs retraites en silence dans un centre de méditation au Guatemala, que je me suis décidé à partager toutes ces belles expériences.

 

Le livre que vous tenez dans les mains a mûri pendant de nombreuses années dans ma tête. Je dois vous avouer que ce travail n’a pas été facile pour moi, car je n’ai jamais été très bon en orthographe et en français, et que mon expérience de la scolarité a été un vrai calvaire. Pendant très longtemps, j’ai cru que je ne serais jamais capable d’écrire un livre et que je n’étais pas assez doué pour le faire. La Vie m’a prouvé le contraire, étant donné que vous lisez ces lignes. Comme quoi, il ne faut jamais être sûr de rien dans la vie.

 

Souvent, lorsque les gens me posaient des questions sur la vie et leurs expériences, je me surprenais moi-même des réponses que je leur donnais. C’était comme si je me parlais à moi-même, en répondant aux gens je découvrais petit à petit le sens de la vie au travers de nos échanges. A maintes reprises, je me suis dis : « il faudrait que tu écrives ceci ou cela, ce serait bien. »

Voici le moment pour moi de coucher sur le papier ma perception de la Vie.

 

Ce livre vous apportera une autre vision sur la vie et vous permettra d’avoir un nouveau point de vue sur certaines situations. Ce que j’aimerais partager avec vous vient du cœur et de ma propre expérience.

 

Pendant longtemps, j’ai vécu ma vie sans trop me poser de questions. Il fallait avoir un travail, une maison, une télévision avec tout ce qui va avec, un téléphone portable, un ordinateur, une voiture et bien sûr montrer une image positive de moi à la société. J’avais tout ce qu’il fallait pour être heureux dans cette société, ou du moins j’avais tout ce que la société prétend nous offrir pour trouver le bonheur. Mais je n’étais pas si heureux que ça, et j’en voulais toujours plus. Cela était sans fin. J’ai gentiment commencé à me poser des questions par rapport à ce que je désirais, qui j’étais vraiment et où je voulais aller dans ma vie. J’ai beaucoup voyagé à travers le monde à la recherche de quelque chose, mais je ne savais pas exactement quoi. A force de chercher et de me laisser guider, j’ai trouvé une réponse, une confirmation, dans un centre de méditation au Guatemala. Ce que je cherchais à travers de mes voyages était tout simplement moi-même. Quelle merveilleuse découverte de se trouver soi-même et de savoir ce qu’on veut vraiment au fond de notre cœur. Devenir ce que l’on est vraiment, sans masque, sans peur de déplaire et sans peur des jugements des autres.

 

Nous avons tous quelque chose de particulier à réaliser dans cette vie afin d’apporter notre contribution à l’humanité, au Tout, à l’Unité que nous sommes. Oui, nous sommes tous et toutes des individualités qui formons un tout, comme les cellules qui constituent un corps. Chacun de nous a une influence directe sur ce qui nous entoure, qu’il s’agisse des autres ou de notre environnement. Vous allez peut-être me dire que nous ne sommes rien et que nos actions ne pèsent pas lourd dans la balance. Mais n’oublions pas que si chaque personne comprend que nous faisons partie de l’humanité et que nous additionnons toutes ces individualités, nous arrivons comme résultat au Tout. Alors ne pensons pas que nos actions n’ont pas de valeurs car toutes les petites actions additionnées construisent petit à petit notre réalité et ce qui nous entoure.

 

Ne dit-on pas « que les ailes d’un papillon peuvent provoquer une tornade à l’autre bout du monde » ? Apportons notre pierre à l’édifice, apportons nos rêves, nos idées, la réalisation de nous-mêmes, vivons et soyons qui nous sommes vraiment. Osons! Notre contribution à ce monde est tellement importante !

 

En écrivant ce livre, j’ai songé au vers de Shakespeare: « Etre ou ne pas être ? Telle est la question. » Cela veut peut-être signifier : voulons-nous être nous-mêmes afin de réaliser notre véritable vie et de nous accomplir ? Ou voulons-nous nous contenter d’exister sans nous poser de question et suivre cette société de consommation qui nous berce d’illusion pour son propre profit? A nous de décider, sachons que tout est juste et que nous devons tout expérimenter.

 

Si au fond de notre cœur, nous sentons une envie de réalisation et que nous désirons nous construire et nous développer en suivant notre voie, il nous faut agir. Quand nous nous posons des questions par rapport à nos rêves ou à nos désirs de réalisation, il y a pleins de doutes qui nous envahissent et qui nous laissent à penser que cela n’est pas possible ou pas réalisable. Mais si nos intentions viennent de notre cœur, la Vie nous donnera les opportunités de réaliser ce que nous sommes.

Ce que je souhaite vous transmettre au travers de ce livre sont mes expériences de réalisation et de compréhension de moi-même en espérant pouvoir vous aider à comprendre les divers fonctionnements et les différentes perceptions de la vie et de ce qui nous entoure. J’aimerais vous démontrer que devenir qui nous sommes vraiment, n’est pas impossible et nous guide vers notre propre réalisation.

 

Si je peux me permettre un conseil, prenez le temps de lire ce livre en conscience, ne faites pas que de le parcourir. Essayez de prendre du recul et d’être spectateur de votre vie et des situations auxquelles vous allez être confrontées, de vous mettre en situation de témoin, afin de pouvoir en percevoir l’essence.

 

Prenez le temps de faire les exercices que je vous propose. Vous aurez ainsi une meilleure compréhension des messages que vous lirez. Ce que je vous transmets est de la matière brute ! C’est à vous de l’affiner et de l’expérimenter afin de lui donner votre propre signification.

 

Ce livre est un témoignage de la façon dont se déroule la vie devant mes yeux. Le « je » n’est pas « vous » mais il fait partie du « nous » qui est une partie du « tout ». Ma vérité n’est pas la vôtre et elle n’est pas absolue mais elle fait partie de ce « tout » de ce « nous ». Apportez votre vérité pour que le « je » puisse devenir le « tout ».

 

Bonne lecture à vous. 

 

Illusions, réalités, jugements

 

A méditer:

 

Que percevons-nous du monde qui nous entoure ?

Quelle est la réalité de chacun ?

Votre réalité est-elle la même que la mienne?

 

Voilà des questions que je me suis posées maintes fois. Nous percevons ce qui nous entoure grâce à nos cinq sens. Ils nous aident à nous repérer dans notre environnement. La physique nous apprend que tout est en mouvement, du plus petit atome à l’infini de l’univers et que chaque chose visible ou invisible est dotée d’une vibration plus ou moins grossière.

 

Par exemple, prenons une table en bois: c’est une matière inanimée très dense qui a un taux vibratoire très bas. Nous n’avons aucun problème pour la voir, la toucher et même nous faire mal lorsque nous nous y cognons le petit doigt de pied. Elle est bien réelle, non ?  Nous en avons fait l'expérience plus d'une fois, j'en suis sûr.

 

Prenons à présent un autre exemple : aujourd’hui, les ondes Wi-fi nous entourent de tous les côtés. Voyons-nous ses ondes...? Vous me répondrez certainement que non. Cela veut-il dire qu'elles n'existent pas? Non, elles existent bel et bien. Ces ondes sont tout autour de nous. Il y a les ondes radio, les téléphones portables, la télévision, les satellites, les sonars, etc. Tout ce qui fait notre monde moderne et technologique est pratiquement basé sur l'invisible. On utilise cette technologie tous les jours sans vraiment  avoir conscience qu’elle existe dans l’invisible. Elle reste cachée à notre perception mais pourtant elle est présente et fonctionne.

 

Nos 5 sens ne peuvent voir ces ondes à l'état brut. Nous avons besoin de machines pour analyser, transformer ces vibrations, ces ondes, en quelque chose que nous pouvons percevoir. Imaginons un instant que nous puissions voir ces ondes ou ces vibrations. A quoi notre réalité ressemblerait-elle ? Pourrions-nous encore voir quelque chose ou tout serait-il alors brouillé comme Canal + pour ceux qui n'ont pas le décodeur ?

 

Maintenant, parlons un peu des couleurs que nous percevons. Notre œil perçoit les différentes longueurs d’onde qu’émettent les couleurs et celles-ci vont ensuite être décryptées, analysées, par notre cerveau afin qu’il puisse les interpréter. Quand nous étions petit, on nous a appris que cette couleur était le vert, que cette autre couleur était le rouge, et ainsi de suite. Nous avons donc appris à associer ces longueurs d’onde à différentes couleurs. Notre cerveau retient alors que ce que nous voyons est la couleur qu’on nous a appris qu’elle était : par exemple, que les feuilles des arbres sont vertes. C'est comme ça, parce qu’on vous l'a dit et c'est pareil pour moi que pour vous. Mais qui me dit que vous voyez la même couleur ou le même vert que moi ? Quelle est votre propre perception des couleurs ? Par extension, quelle est votre perception de la réalité? Est-elle la même que la mienne ?

 

Pouvons-nous concevoir que tout ce qui constitue notre réalité est issu d’une construction mentale ? Certes, notre cerveau reçoit des informations et les analyse. Par la suite, nous les identifions et y mettons des mots afin de nous aider à fonctionner et à interpréter notre environnement. Je ne critique pas le fait de dire que ça c'est vert ou bleu ou rouge et qu’il soit utile de donner des catégories. Nous avons besoin de repères et de structures pour nous aider à évoluer dans ce monde, cette réalité ou cette illusion. Mais je veux simplement vous interpeller sur le fait que nous avons peut-être une vision différente de ce qui nous entoure vous et moi, et que notre façon de voir le vert n’est peut-être pas la même.

 

Je prends l’exemple des couleurs car il s’agit d’un phénomène bien étudié et établit. Mais si nous en revenons à notre perception de la réalité à une échelle plus large, soyons bien conscient que chaque chose qui nous entoure fonctionne de la même façon et est issu d’une interprétation de notre cerveau. Notre univers tout entier est constitué d’éléments ayant des taux vibratoires différents et faisant l’objet d’une interprétation. Qui plus est, nos cinq sens ne nous permettent de percevoir que 5 pourcents de ce qui nous entoure, c'est-à-dire qu'il nous manque 95 pourcents de ce qui constitue notre réalité. Percevons-nous la réalité ou percevons-nous une illusion de la réalité ? Je vous laisse méditer sur le sujet.

 

Maintenant, je vais vous raconter une petite histoire. Un jour, je me promenais dans ma ville. Je marchais perdu dans mes pensées. Tout était normal et connu. Rien de nouveau. Agréable, plaisant et joli, comme sur un nuage. J'ai alors rencontré un ami en court de route et nous avons fait un bout de chemin ensemble. Nous avons parlé de la pluie et du beau temps. Puis il a commencé à me décrire de ce qu'il voyait et ce qui nous entourait. Quelle surprise de l'entendre me raconter ce qu'était sa réalité ! Il voyait ma ville à moi, que je connais si bien, sous un tout autre angle. Il connaissait des gens que je ne connaissais pas et qui ne faisait pas partie de ma réalité. Il me racontait des histoires de drogues, de dealers et des anecdotes. Ici et là des bagarres, un homme qui tapait sa femme, «celui-là habite ici et vend de la coke, ou des champis, celui-là vend de l'herbe, celui-là a fait de la taule.» Il me parlait et me disait que cette ville craignait et n'était pas si cool que ça. Je continuais à l'écouter, complètement stupéfait de ce qu'il me narrait et de quoi sa réalité était faite. Du coup, mon petit nuage s'est soudain obscurci et la réalité de ma ville s’est bouleversée! Quelle expérience de découvrir que ma réalité ne tenait qu'à moi et qu’elle n'était pas universelle. J'avais envie de lui dire: « Mais tu dis quoi, c'est faux, ma ville n'est pas comme ça! ». Mais force est d'admettre que ma ville est aussi comme il la décrivait. Cela veut-il dire qu’il y a autant de réalités qu'il y a de personnes ? Ou alors ne serait-ce pas plutôt qu’il y a autant d'illusions  de la réalité qu'il y a de personnes ?

 

Tout ça pour en venir finalement aux jugements que l’on porte sur les gens et les situations. Que savons-nous de la réalité des gens que nous jugeons ? Qui sommes-nous pour dire que nous avons raison, que nous savons et qu'ils ont tort ? Existe-t-il une vérité absolue ? Que savons-nous de la vie des gens et de leur propre réalité, de ce qu'ils ont traversé, de ce qu'ils pensent, de ce qu'ils perçoivent ? Avant de les juger, ne ferions-nous pas mieux de regarder notre propre réalité avec une autre perspective, vu que nous ne détenons pas le savoir absolu ? Et même s’ils ont tort, ne dit-on pas que c’est en faisant des erreurs que l'espèce humaine apprend le plus souvent ?

 

Nous pensons en savoir beaucoup, mais nous savons quoi au juste ? Notre savoir vient-il des autres ou de nous-mêmes ? Que faisons-nous de ce savoir ? L’avons-nous appliqué, expérimenté par nous-mêmes ? Que savons-nous de nous-mêmes ? Notre mental se rassure en nous convaincant que nous avons raison et que nous détenons la vérité, notre égo grandi à cette idée. C’est plus simple et plus rassurant de se dire que l’on a raison, non ? Prenons conscience que notre mental et notre égo n’aiment pas avoir tort et qu’ils préfèrent plutôt juger les autres que de se remettre en question, c’est tellement plus facile pour eux. N'avons-nous jamais fait d’erreurs ?

 

Je crois qu'il est préférable de se regarder dans un miroir que de juger les autres. Nous avons tant à faire avec nous-mêmes. Ne dit-on pas que les autres sont notre propre reflet, et que si nous voulons changer les autres, il faut nous changer nous-mêmes ?

 

Je parle, enfin, j'écris beaucoup et vous pouvez croire que j'ai la grosse tête. Je vous rassure, j'ai encore tant de choses à comprendre en moi-même. Et je suis loin d'être parfait lorsque l'on parle de jugement ! Mais j'essaie toujours d'avoir en tête ce qu'est ma réalité et qu’elle n’est pas celle des autres. J’essaie de prendre conscience de mes jugements et de ne pas m’identifier à eux et de les laisser s’estomper d’eux-mêmes afin de prendre le temps de me faire mon propre avis.

 

Gardons toujours à l’esprit que l’on peut apprendre de n’importe qui ! Utilisons l’Empathie, c’est une clef tellement importante dans la vie. Prenons le temps de nous immerger dans la vie de l’autre personne afin de mieux comprendre sa réalité et ses actions. Peut-être que tout est juste et a un sens dans ce monde et que ce que les autres font et que nous jugeons comme étant des « mauvaises » actions sont là pour leur apprendre quelque chose, ou nous apprendre quelque chose !

 

Attention, ne tombons pas non plus dans le piège de l’auto-jugement, soyons compréhensif et tolérant envers nous-mêmes aussi. Acceptons nos défauts et nos erreurs, ne nous battons pas contre elles, car elles prendront encore plus de force et de poids. Trouvons ce que nous avons à apprendre de ces dernières et de notre façon de fonctionner. Observons-nous et observons la situation avec le recul nécessaire. Essayons de changer notre point-de-vue car ce que vous venez de lire s’applique aussi à nous-même !

 

Ne restons pas figé sur ce que nous pensons être vrais. Laissons toujours une petite brèche ouverte à de nouvelles idées, à  de nouvelles perspectives. Nous ne sommes pas obligés de croire à tout, mais ne vaut-il pas la peine de prendre un peu de recul et d'y réfléchir ? Bousculons de temps en temps nos croyances et notre édifice car c’est le seul garant de notre humilité. Ne faisons-nous pas partie de l'évolution ? Dans l'évolution, il y a des périodes de construction et de destruction. La destruction n'est pas toujours synonyme de négativité. Elle permet aussi de laisser la place à la reconstruction, à de nouvelles idées et à une nouvelle réalité. Ce n'est pas une période facile à vivre, je l'admets.  Nous perdons nos repères et notre mental ne sait plus à quoi se fier, car il a peur de l'inconnu. Autant cette destruction est déstabilisante, autant elle est enrichissante ! Ouvrons notre cœur et notre esprit et évoluons, expérimentons !

 

Nous sommes sur cette planète pour expérimenter la Vie, et non pour nous y enfermer. Nous avons le potentiel de changer notre réalité si elle ne nous plaît pas. Cela n’appartient qu’à nous de le faire. Nous verrons dans un autre chapitre comment réaliser ce changement.

Mais tout d’abord vous devez prendre conscience que d’autres éléments sont à prendre en compte. Nous allons les aborder dans les chapitres suivants.

 

Mental et peurs

 

A méditer:

 

Notre mental, fidèle allié ou pire ennemi?

Contrôlons-nous notre mental ou est-ce notre mental qui nous contrôle?

 

Commençons par définir ce qu'est le mental. De mon point-de-vue, le mental est une sorte d'ordinateur et de gardien de notre corps physique. Il n'est pas notre conscience ou notre personnalité. Il sert à veiller à notre sécurité physique et à notre confort. Lorsque tout est sous contrôle et connu, tout va bien pour lui. Il ne se pose pas plus de questions que ça. Nous avons à manger, un toit sur la tête, nous sommes confortablement installés sur votre canapé en regardant la télévision. Mission accomplie pour lui. Notre intégrité physique est assurée.

 

Prenons un exemple: quand nous étions enfant, nos parents nous ont sûrement dit à maintes reprises de ne pas toucher la plaque de cuisson, car nous allions nous brûler. Je suis pratiquement certain que vous vous êtes brûlés les doigts en essayant malgré tout de toucher la plaque, juste pour essayer ou par mégarde. Que se passe-t-il alors avec notre mental ? Ce dernier analyse la situation et enregistre: attention, c’est chaud, ça brûle, ça fait mal… ne plus toucher ! Cette information reste gravée dans notre mémoire encore aujourd'hui. Mais en tant qu’enfant, une fois que c'est arrivé et que nous nous sommes brûlé, nous regardons cette plaque de cuisson du coin de l’œil et nous nous disons qu'elle est méchante et pas gentille et nous nous méfions d'elle comme si elle pouvait nous sauter dessus. Nous la contournons même en passant à côté pendant quelques temps. N'est-ce pas ainsi que nous avons réagi étant enfant?

Notre perspective a bien sûr changé depuis là. Nous savons maintenant quand la plaque est chaude ou froide parce que nous avons appris à faire la différence, nous avons expérimenté le contraire et nous savons qu’elle ne va plus nous sauter dessus.

Tout ça pour en venir à dire que votre mental enregistre les expériences positives et négatives et les classes comme « bonnes pour nous et mauvaises pour nous». Il procède de cette manière pour chaque expérience que nous vivons dans notre vie, quelle qu’elle soit. Notre mental est fort utile et indispensable pour notre survie, mais il peut être très restrictif, et c'est bien là son plus grand défaut.

 

Laissez-moi vous donner un autre exemple qui fait partie de mes expériences: voici plusieurs années, un ami et moi avions décidé de partir en voyage sac à dos à l'arrache pour trois mois en Amérique du Sud, destination le Pérou. C'était une grande expérience pour moi qui n'étais pas sorti de l'Europe. J'étais tout fou de partir en voyage avec mon ami. Nous avions pratiquement tout planifié et le départ approchait. Voilà que deux mois avant de partir, mon ami m'annonce qu'il ne pourra pas venir et qu'il annule son voyage. La baffe, tout s’effondre. Que se passait-il donc dans ma tête ? Mon mental, fidèle gardien de mon corps et de mon bien-être, prenait le dessus et me disait: « Partir tout seul ? Dans un pays que tu ne connais pas ? Sans parler l'espagnol ? T'es fou ! Tu ne vas jamais t'en sortir! ». Je me suis dis : « Comme il a raison ! ». C'est l'inconnu et ça me fait peur ! Je ne connais personne, et que va-t-il se passer ? Je ne vais jamais m'en sortir ! C'est mieux que je reste ici. Au moins ici, rien d'imprévisible ne peut m’arriver. Je connais ce qui m'entoure et je sais à quoi m'attendre. Et puis ici, ce n'est pas si mal que ça, je m'en sors bien ! Alors pourquoi partir ?

Voilà comment notre mental nous enferme dans les peurs et essaie de nous diriger dans la facilité. On se monte un film, on réfléchit à toutes les mauvaises situations qui pourraient se produire, ça tourne, ça va vite, on flippe !

Tout ceci arrive car notre mental perd le contrôle de la routine, de la sécurité, du connu et du prévisible et nous restreint dans nos libertés et dans nos prises de décision.

J’en reviens à mon exemple : pour finir, j'ai quand même pris la décision de partir et par chance, une amie m'a accompagné pour les trois premières semaines, ce qui m'a rendu le départ plus facile. Je peux vous dire que je me remercie encore aujourd'hui d'avoir pris cette décision et d'avoir réussi à prendre le dessus sur mon mental et mes peurs. Ce voyage a complètement changé ma vie, il m'a ouvert de nouveaux horizons, de nouvelles perspectives et m'a permis de comprendre que les peurs construites par notre mental soit disant pour nous préserver, sont comme les barreaux d'une prison dorée.

 

Notre mental a besoin de concret : il a besoin d’imager les concepts abstraits en leur attribuant des supports visuels afin de pouvoir se rassurer  en se concentrant sur des choses bien tangibles. Par exemple, si je vous demandais maintenant de me dessiner la sagesse, vous seriez bien embêter, non ? Mais essayez, dessinez-moi la sagesse ! Faites-le avant de continuer votre lecture ! Quelle image votre mental trouve-t-il pour illustrer cette notion ? Il est un peu perdu et ne sait pas vraiment quoi faire des notions qui ne sont pas concrètes, n’est-ce pas ? Ce n’est pas comme si je vous demandais de me dessiner une tasse. Là, ce serait facile pour lui. Trêve de plaisanterie, j’arrête de vous embêter.

 

Généralement, on utilise des symboles pour représenter ce qui n’est pas palpable ou physique et donc pas concret pour notre mental. On peut par exemple représenter la sagesse par un bouddha ou par une vieille femme avec des cheveux blancs. Les religions ont très bien compris que les symboles sont très importants et aident les gens à pouvoir se fixer sur une image qui sert de support à leur mental. Les personnes peuvent alors utiliser ces symboles ou ces images pendant leurs prières ou leurs méditations afin que leur mental puisse avoir une référence, un support et un fil conducteur. Ce qui est vraiment important, ce n’est pas le support mais bien ce que représente ce symbole, l’énergie qui se cache derrière et que nous prions ou méditons réellement. Nous avons besoin de ces supports afin que notre mental puisse mettre une image concrète sur quelque chose d’abstrait, afin qu’il puisse se concentrer. Car si nous n’avions pas ces symboles, ce serait difficile de méditer ou de prier sur rien, ou sur quelque chose de non compréhensible pour notre mental, vous ne trouvez pas ? Ce qui est important ici, c’est de pouvoir laisser notre mental de côté et d’ouvrir notre cœur afin de pouvoir ressentir l’énergie qui est derrière ces symboles. Pensons avec notre tête, mais ressentons avec notre cœur ! Autrement dit, donnons à notre mental la place qui est la sienne. C’est-à-dire notre garde-fou et le protecteur de notre intégrité physique. Gardons à l’esprit qu’un cœur ouvert et un cœur heureux, car c’est avec le cœur que nous vivons et nous ressentons la vie ! N’oublions jamais cette phrase, c’est une clé qui nous guidera sur le sentier de la compréhension et de la maitrise de notre être.

 

Ce qu'il y a à comprendre, c'est que notre mental veut nous préserver de tout ce qu'il ne connaît pas ou ne maîtrise pas et qu’il ne peut par conséquent pas identifier. Est-ce pour notre propre sécurité ? Ou est-ce pour sa sécurité et son propre confort ?

 

Ceci me semble être une question intéressante à se poser. Le mental ne peut concevoir le positif d'une nouvelle expérience parce qu'il ne l'a pas expérimenté et ne sait pas à quoi s'attendre. Donc, il est plutôt méfiant et pessimiste par nature. Il ne s'agit pas de faire la guerre à notre mental qui, rappelons-le, est notre gardien et notre protecteur. Sans lui, nous ne serions sûrement plus de ce monde. Il s’agit plutôt de faire un pacte avec lui, de l'écouter, de prendre en considération ses avertissements sans être complètement noyé par lui. Il faut simplement lui redonner sa place en lui accordant son rôle de garant physique mais sans le laisser prendre le dessus sur notre conscience et notre propre pouvoir de décision. Notre mental ne doit pas être celui qui décide à notre place ! Redonnons-lui son rôle de compagnon, d'allié, de garde-fou. Prenons du recul et analysons la situation. Demandons-nous : « qui parle à cet instant ? Ma conscience ou mon mental ? ». Combien de fois avons-nous suivi ce que notre cœur et nos intuitions nous  disaient, et combien de fois avons-vous suivi ce que notre mental nous dictait ? Ecoutons notre cœur et nos intuitions en étant conscient de nos émotions et manifestons ce qui vient de notre cœur avec l’aide de notre mental ! Suivons notre cœur au lieu de suivre notre tête ! Est-ce que c’est notre mental et notre égo qui dirigent nos vie, ou est-ce notre conscience ?

Ne nous laissons pas enfermer dans cette prison dorée qui parait confortable et où l'on s'endort facilement car tout y est plus facile.

 

Le temps passe tellement vite… arrivera le jour du réveil et de la prise de conscience de notre vie, et ce jour-là, nous nous dirons  peut être: « Mais qu'ai-je fais de ma vie ? ». Il ne nous restera peut-être plus que les regrets ou la résignation, (ce que je ne nous souhaite vraiment pas !).

Vivons notre Vie, vivons nos rêves, transcendons nos peurs, et apprenons d'elles, expérimentons ! Utilisons cet allié que peut être notre mental pour avancer dans notre vie et expérimentons nos désirs, nos rêves. Le mental a un grand pouvoir de réalisation, utilisons-le !

 

Qui ne tente rien n'a rien, non? Alors tentons, et rappelons-nous que, tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort!

 

Il peut arriver que l'on se trompe et que l'on se prenne un mur dans la figure. Mais nous saurons alors que ce n'est pas le bon chemin ou peut-être pas le bon moyen d'arriver à nos fins. Nous aurons appris quelque chose, nous aurons grandi et compris une chose de plus dans notre vie. Notre mental aura enregistré cette expérience et pourra nous avertir lorsqu'une situation similaire se représentera. Nous pourrons alors écouter sa mise en garde, en conscience. Nous pourrons également faire les choses différemment afin de ne pas répéter la même erreur et remercier notre allié de sa présence et de ses conseils avisés.

 

Je ne suis pas entrain de vous dire qu'il faut foncer tête baissée dans tout et n'importe quoi, mais qu’il faut trouver l'équilibre entre votre propre conscience et votre mental.

 

J'ai beaucoup « tenté » dans ma vie et jusqu'à maintenant, je n'ai pas eu à regretter mes décisions, même si j'ai reçu quelques baffes. La Vie m'a toujours donné un coup de pouce sur les choix que j'ai fait en conscience pour réaliser mes rêves, mes désirs et mes projets, du moins dès lors que ceux-ci avaient un but honorable et suivaient les valeurs de la Vie et du respect des autres. Je la remercie de tout mon cœur.

Essayons de suivre notre conscience, nos propres aspirations. Nous serons peut-être surpris de l’aide que nous pourrions recevoir ! N’oublions simplement pas que nos intentions doivent être honorables et respectueuses envers la Vie. C’est la seule règle à suivre afin de rencontrer les opportunités qu’elle mettra sur notre chemin. Ouvrons les yeux ! Soyons vrai, soyons honnête envers nous-mêmes et soyons nous-mêmes et non pas une image que les autres aimerait bien percevoir.

 

Difficultés, points-de-vue et potentiels cachés

 

 

A méditer :

 

 

Qu’est-ce-que j’ai à comprendre, à apprendre de mes problèmes ?

Chaque difficulté a un cadeau entre ses mains !

 

 

 

 

Dans ce chapitre, vous allez pouvoir faire des connections avec le chapitre « illusions, réalités, et jugements ».

 

La Vie nous semble parfois injuste, dure, difficile. On aimerait mieux que tout se passe tranquillement et que l’on puisse se reposer sur ses lauriers, non ? Mais malheureusement ou heureusement, cela n’est pas le cas. Heureusement ou malheureusement ? Cela va dépendre de votre point de vue et de votre façon de percevoir votre réalité. Je vais encore parler de moi…. Hé oui, on apprend beaucoup en s’observant soi-même !

 

 

Depuis l’âge de onze ans, on m’a diagnostiqué une maladie génétique rare : la dysplasie fibreuse, polyostotique, avec syndrome d’Albright et de Mazabrau. Un peu compliqué comme nom. Certaines parties de mes os sont très fragiles et ont une croissance anarchique. Ma maladie se traduit par des douleurs chroniques, des os fragiles, de l’arthrose et des côtes qui ont la fâcheuse tendance à se fissurer ou se casser toutes seules. Tout ceci m’a valu quatre opérations entre l’âge de onze ans et seize ans, parfois lourdes et très contraignantes. Par exemple, la première opération m’a valu 3 semaines de lit strict et 6 mois avec des béquilles, sans compter une longue rééducation. Selon le médecin, je ne pouvais plus courir, sauter, faire du sport et devais éviter tous les chocs à vie. Pas cool, quant on a onze ans ! Je peux vous dire que j’en ai voulu au bon Dieu d’avoir à subir tout ça : « Pourquoi moi ? Pourquoi pas quelqu’un d’autre ? Qu’est-ce que j’ai fais de mal pour mériter ça ? » Voilà le genre de questions que l’on se pose, doublé d’un sentiment d’injustice et de colère. Cette maladie m’a handicapé tout au long de ma vie avec des périodes de hauts et de bas, avec des moments de souffrance, à être limité dans mes mouvements et mes déplacements. J’ai maintenant trente huit ans et cette maladie me poursuit encore. Bref, je ne vais pas vous faire tout le topo et je vais surtout arrêter de me plaindre.

 

 

Que pensez-vous de tout ça ? Cela n’a pas l’air d’être très sympa, non ? Qui d’entre vous aimerait vivre cela ? Et pourtant, avec le recul et les années, je ne changerai rien à ce qu’est j’ai vécu et enduré. Quand j’ai dit cela à ma mère, elle en a eu les larmes aux yeux. Je ne m’étais pas rendu compte qu’elle culpabilisait à cause de ma maladie. J’ai tant appris de cette maladie que je peux lui dire merci aujourd’hui. Que m’a-t-elle appris me demanderez-vous ? Elle m’a appris ou apporté la patience, l’acceptation, la flexibilité, la compréhension, l’empathie, la connaissance de mon corps, de ses énergies et ses limites. L’amitié, le partage, les rencontres, la foi, le dépassement de moi-même, la confiance, l’espoir, la découverte, les médecines alternatives, la résignation,  la frustration, le self-control et la gestion de la douleur. Bref, une façon différente de voir la vie.

Elle a fait ce que je suis aujourd’hui et aujourd’hui, je me sens bien avec moi-même et heureux d’être qui je suis ! Sans elle, je n’aurais pas découvert tant de choses sur moi-même. Sans elle, je ne serais pas allé à la découverte de lieux dont j’ai beaucoup appris. Elle m’a fais voyager dans d’autres pays, expérimenter, découvrir, partager tant choses… J’ai grandi et appris au travers de ma maladie et je suis en paix avec elle. 

 

 

Il est facile de se poser en victime et de se faire plaindre par les autres. Mais notre souffrance ne nous satisfera pas très longtemps et cela ne nous fera pas grandir non plus. Au contraire cela ne fera que nous enfoncer davantage dans notre complaisance de victime à apitoyer. Et quoi qu’il advienne, si nous décidons de rester enfermés dans notre souffrance, au final, le seul qui souffre réellement, c’est nous !

Ce qu’il y à retirer de tout ça, c’est que chaque problème ou expérience difficile a un potentiel, un cadeau qui nous aide à évoluer. Il s’agit de parvenir à changer de point-de-vue. Et pour cela, il faut pouvoir se sortir du problème et prendre du recul quant aux émotions qui en découlent.

Observons les problèmes comme si ce n’était pas le nôtre, regardons-les d’en-haut. Ensuite, essayons de trouver le potentiel de ces problèmes et quels sont les outils ou solutions que nous allons devoir apprendre à manipuler. Utilisons ces problèmes comme des appuis, comme des chances de pouvoir apprendre et grandir.

Essayons toujours de voir le positif dans chaque situation. C’est la première étape importante à franchir. Essayons d’avoir la présence d’esprit dans un moment difficile afin de percevoir une petite étincelle d’espoir dans le noir. Afin de relativiser ces problèmes et de les envisager comme des opportunités, de nous développer et de comprendre nos réactions par rapport aux difficultés que nous rencontrons. Nous pouvons comprendre et apprendre beaucoup de nous-même aux travers de ces challenges.

 

 

Essayons d’envisager et accepter ce qui est à un moment donné. Ceci nous permettra d’expérimenter le lâcher-prise et de ne pas donner plus de force et de présence à nos problèmes. Vivons et acceptons l’instant présent, car il est se que nous sommes vraiment. On ne peut pas toujours fuir ce qui ne nous plait pas ou nous fait mal. Cela finira toujours par nous rattraper à un moment ou un autre. Affrontons et acceptons nos problèmes avec un autre point-de-vue,  ne voyons pas ce dernier comme un poids mais plutôt comme un levier pour nous aider à grandir. Trouvons le cadeau caché derrière chaque problème, trouvons la lumière dans l’obscurité ! 

 

 

Voici un exemple tout simple : quand vous étiez enfant, vous vouliez absolument ouvrir vos cadeaux d’anniversaire tout de suite. Vos parents vous ont dit que vous deviez attendre la fin du repas et que vous les ouvririez plus tard. Qu’avez-vous ressenti sur le moment ? De la frustration, de la colère, de l’impatience ? Et qu’en avez-vous appris avec le temps ? La patience. C’est ainsi que cette notion est née en vous, situation après situation.

 

 

Essayons d’imager ces paroles pour les rendre plus compréhensible : vous vous trouvez dans un jardin qui représente votre vie. Vous avancez dans ce jardin et vous rencontrez un mur devant vous qui vous bloque le passage et qui vous empêche d’avancer. Vous avez beau tenter de l’escalader mais rien n’y fait, il est trop haut. Vous vous faites mal aux mains à force d’essayer de monter. Vous êtes désappointé, fatigué et ne trouvez aucune solution face à ce mur.

Vous décidez alors de prendre du recul et de retourner sur vos pas pour observer la situation d’un peu plus loin. Vous voyez alors un arbre sur lequel vous pouvez grimper pour observer la situation avec de la hauteur. De ce point-de-vue, vous remarquez qu’il y a échelle au loin que vous ne pouviez pas voir avant et qui vous permettra peut-être de passer par-dessus cet obstacle.

Vous redescendez alors de votre arbre et vous allez chercher cette échelle. Vous remarquez qu’elle est suffisamment grande pour franchir le mur. Vous escaladez cette échelle et vous vous trouvez sur le mur. Vous faites passer l’échelle de l’autre coté et vous redescendez. Puis vous réfléchissez un moment et vous vous dites que cette échelle pourrait bien servir au cas où il y aurait un autre obstacle à franchir à l’avenir et vous décidez de la prendre sous votre bras au cas où. N’oublions nos acquis, nos outils et surtout la valeur qu’ils représentent. C’est nos combats, nos réussites, les valeurs que l’on acquit et cela est présent à chaque instant en nous-même.

    

Tâchons maintenant de mettre cela en pratique. Petit exercice pour vous : repensez à l’un de vos problèmes (autrement dit, à l’un de vos murs) ou à l’une de vos expériences difficiles du passé que vous avez résolu et qui n’a plus d’emprise sur vous. Repensez à ce que vous ressentiez lorsque vous étiez devant ce mur et ne l’aviez pas encore franchi. Je suis sûr que vos émotions étaient alors vives. Je pense que la première étape face à un mur consiste à mettre de la distance entre lui et nous, ce qui nous permet de sortir du « piège émotionnel ». On est en mesure de changer de point-de-vue, parce qu’on n’est plus dicté par ses émotions et qu’on est dès lors capable de se placer en observateur de la situation. En tant que « observateur » nous nous trouvons également à l’extérieur du « piège du mental » qui nous emmène dans toutes ces théories et ses pensées « parasitantes » qui nous empêche de dormir.

A quel moment avez-vous eu l’idée de prendre ce recul ? Comment vous y êtes-vous pris pour le faire ? Quel impact cela a-t-il eu sur vos émotions ? En observant ce problème aujourd’hui, êtes-vous capable d’identifier le moment où vous êtes sorti de votre piège et où vous n’avez plus été sous l’emprise de vos émotions et de votre mental ? Puis lorsque ce recul vous a permis de prendre de la hauteur, sur quel arbre avez-vous grimpez et qu’avez-vous vu. Ensuite réfléchissez un peu à ce que ce problème vous a apporté et appris sur vous-même ou sur la vie. Quel outil ce dernier vous a-t-il permis de découvrir ? Autrement dit, quelle était votre échelle ?

 

 

Puis notez sur une feuille de papier avec des mots simples ce que vous avez appris et compris de vous-même ou de la vie à travers de cette expérience. Il est possible de faire cet exercice à deux, cela pourra vous aider à avoir un autre point-de- vue.

 

 

En résumé : avez-vous trouvez votre mur ? Etes-vous revenu sur vos pas ? Avez-vous grimpé sur un arbre ? Avez-vous observé cette situation avec de la hauteur ? Quelle a été votre échelle ? Et surtout avez-vous pris votre échelle avec vous ?

 

 

Maintenant, répétez cet exercice avec un problème auquel vous êtes confronté aujourd’hui et essayez d’y appliquer exactement le même schéma. Prenez du recul, observez la situation en dehors de vos émotions, essayez de trouver le potentiel caché de la situation et l’outil qui vous permettra de franchir cet obstacle. Vous ne trouverez peut-être pas votre échelle du premier coup mais cet exercice est un bon moyen de prendre du recul par rapport aux situations difficiles que vous pouvez rencontrer. Si vous le répéter, il vous permettra aussi de voir ce que vous avez à apprendre ou à comprendre, et surtout de vous apercevoir que chaque situation possède son potentiel caché d’apprentissage sur soi.

Souvent ce potentiel n’est pas visible à nos yeux et nous ne réalisons pas exactement son impact et ses conséquences, mais ils peuvent être bien plus importants que nous ne pouvons l’imaginer.

N’oublions pas ceci « rien ne se perd, rien ne se gagne, tout se transforme ! ». Nous n’allons pas perdre notre problème ? On est bien d’accord ? Ce problème va devenir quoi ? Il va bien se transformer ! Mais en quoi ? C’est à nous de le découvrir !

 

 

Si vous désirez partager cet exercice avec votre entourage afin de les aider dans des situations problématiques, n’hésitez pas à le faire. Vous pouvez leur donner votre point-de-vue afin de les aider dans leur jardin. Mais gardez toujours en conscience que ce n’est pas votre jardin, que ce n’est pas votre problème. Ne vous épuisez pas inutilement à essayer de changer les autres ou à leur faire comprendre votre point-de-vue. Vous ne les changerez pas, car ils doivent comprendre et expérimenter leurs problèmes par eux-mêmes pour pouvoir changer d’eux-mêmes.

Il y a des personnes qui se donnent corps et âme pour aider les autres et qui s’épuisent à cette tâche.  Malheureusement, souvent cela n’aboutit à rien. Ces personnes se vident de leur énergie et sont ensuite fatiguées, épuisées et n’ont plus assez d’énergie pour elles-mêmes. Qui vient alors leur porter secours ?

 

 

Gardons assez de notre énergie pour nous-même, ne franchissons jamais notre limite pour aider l’autre. Il nous faut être bien dans notre tête, en forme et rempli d’énergie pour pouvoir aider les autres efficacement. Si nous sommes complètement vides, qu’avons-nous à donner ? Et quand nous serons complètement à plat, qui viendra nous secourir ?  Si nous voulons aider les autres, pensons d’abord à nous-mêmes. Cela peut nous paraître égoïste, mais sachons que ce que nous avons à l’intérieur se reflète à l’extérieur. Si nous nous sentons bien, cette énergie rayonnera autour de nous et influencera notre entourage et vice er versa.

Marchons sur notre chemin de vie avec nos deux pieds bien ancrés. Nous pouvons sortir un pied du chemin pour tendre la main à une personne, mais ne sortons jamais les deux. Restons sur notre chemin ! Si la personne que nous voulons aider tend la main à son tour et qu’elle se prend en charge, c’est parfait. Dans le cas contraire, reprenons notre chemin. Ne nous égarons pas à essayer d’aider quelqu’un qui ne se prend pas en charge, cela est peine perdue. J’ai souvent essayé de venir en aide aux autres, mais quand ils ne se prennent pas en charge et ne font pas d’effort pour s’en sortir, j’arrête, je ne vais pas m’épuiser si la personne ne fait rien pour changer. Car on ne peut pas changer les autres, on ne peut que leur expliquer notre propre perspective, notre vision des choses ou notre point-de-vue sur leur problème. Mais chaque personne est maître de sa vie.

Il m’est arrivé de discuter cinq voire six fois du même problème avec des personnes. Au bout de la septième, je leur dis simplement que je n’ai plus rien à ajouter et que j’ai dis ce que j’avais à dire. Je leur rappelle que la balle est dans leur camp et que c’est à eux d’agir. S’ils entreprennent des actions et prennent des décisions pour avancer, tant mieux, je veux bien les suivre dans leurs démarches et les accompagner sur leur chemin.

Une autre chose importante est d’être positif devant les problèmes des autres. Imaginons que nous sommes entrain de parler de nos problèmes et que la personne nous regarde avec une mine dépitée et effrayée ? Cela ne nous rassurerait pas, non ? Alors gardons le sourire, car tout problème ou souci est un potentiel en devenir, non ?

Quand les personnes me parlent de leurs problèmes et de leurs soucis, je garde le sourire et parfois elles me disent « Pourquoi tu rigoles ? Tu te fous de moi ? ». Je leur réponds simplement que je ne rigole pas mais que je souris, et que je peux très bien tirer la gueule si elles préfèrent. Généralement, ça détend l’atmosphère et cela apporte un peu de douceur et aide les personnes à dédramatiser.

Rappelons-nous que nous pouvons exprimer notre point-de-vue mais que nous ne pouvons pas changer les gens. Un point-de-vue, une idée, ou une conception de la vie ne s’impose pas, mais se partage !

Comment est-ce nous réagissons quant une personne nous impose sa vison des choses ? Nous nous disons « mais dis donc, t’es qui toi, pour me dire que tu détiens la vérité et que j’ai tort !». Nous nous fermons au dialogue et peut-être même que nous entrons en conflit avec la personne qui essaie de nous imposer son point-de-vue, n’est-ce pas ? Cela ne mène nulle part ! Maintenant, réfléchissons. Si la personne expose et partage sa vision de la situation, comment allons-vous réagir ? Nous allons l’écouter attentivement, nous allons réfléchir et nous allons ensuite exposer notre propre vision. Ce partage, cet échange va créer un climat constructif et propice à la révélation de nouvelles perspectives auxquelles nous n’avions peut-être pas pensé.

 

 

N’oublions jamais cela : nous ne détenons qu’une petite partie de la vérité. La personne en face de nous en détient peut-être une autre partie. N’imposons jamais notre point-de-vue, car nous fermerons la personne en face de nous, nous ne lui apprendrons rien, et nous n’apprendrons rien d’elle non plus . Nous avons tant à partager avec les autres et les autres ont tant de choses à nous apprendre sur nous-mêmes et sur la vie. Soyons ouvert et ne soyons jamais sûr de rien. Ne dit-on pas « que seul les imbéciles ne changent pas d’avis » ? Le mot clé dans cette situation, qu’on appelle aussi une « vertu spirituelle », est le Partage. Alors, partageons avec les autres et apprenons des autres!

 

 

 Le Pardon

 

A méditer :

 

Pourquoi pardonner ?

Pouvons-nous tout pardonner ?

 

 

Avons-nous pris le temps d’aller voir au fond de nous-mêmes ces dernières années et constater ce que nous avons caché sous notre tapis ? Mais oui, vous savez, ce tapis où l’on cache tout ce que nous n’avons pas envie de voir et que l’on veut occulter. Vous voyez lequel ? Vous l’aviez presque oublié, non ?  Mais le problème c’est que ce tapis plein de choses que l’on n’a pas envie de voir commence à peser lourd au fur et à mesure des années. Nous devons faire un peu le ménage si nous voulons nous sentir plus léger. Je sais combien cela peut être difficile de nettoyer sous ce tapis. Mais nous ne sommes pas obligés de faire le ménage en une fois et je vous le déconseille fortement. Nous devons être prêts, émotionnellement, mentalement et physiquement pour commencer à nous décharger de ce fardeau qui est en nous. Quel sont ces fardeaux ? Ce sont nos rancœurs, nos incompréhensions, des relations qui se sont mal terminées, des injustices, de la haine, de la traitrise et quoi d’autre encore ? Depuis combien de temps portons-nous ce poids à l’intérieur de nous ?  Tous ces sentiments négatifs nous rongent sans que nous le sachions. Il est souhaitable pour nous de nous libérer en conscience de tout cela, si nous voulons avancer dans notre vie et nous construire. On ne bâtit pas un nouvel édifice sur un sol instable.

 

Pour rendre ce sol stable, nous pouvons utiliser le Pardon, une autre clé très importante dans la Vie. Cette clé nous aide à nous nettoyer, nous purifier, de tout ce qui n’a plus lieu d’être, de tout ce qui appartient au passé et qui est révolu. Pardonnons ou demandons pardon. Laissons le passé où il est, car il appartient au passé. Ne le portons plus dans notre présent, libérons-nous-en. Comment ? En pardonnant. Il y a peut-être des expériences très difficiles dans notre passé, et d’autres qui le sont moins. Commençons par travailler avec ce que nous pouvons gérer facilement, en le ressortant de sous le tapis et en nous confrontant à nouveau à lui. Revivons ce sentiment négatif, revivons ce moment en le rapportant à notre conscience et réfléchissons un peu.

Prenons du recul et souvenons-nous de l’exercice que nous avons vu dans le chapitre précédent. Rappelons-nous du mur, du point-de-vue et de l’échelle. Que nous a apporté cette situation, qu’avons-nous appris ? Puis portons notre attention à notre cœur et aux sentiments qui ressurgissent. Pouvons-nous pardonner ou demander pardon en toute honnêteté ? Si la réponse est oui, cela est excellent. Nous sommes prêts à lâcher un poids de notre vie. Ouvrons alors notre cœur et repensons à la personne qui est en relation avec cette situation et essayons de dire mentalement pardon, ou demandons pardon en le ressentant avec notre cœur ; puis, nous pouvons ensuite si nous nous en sentons capable, par écrit ou de vive voix directement à la personne concernée. Si cette personne n’est plus de ce monde, elle recevra notre message de toute manière, notre pardon ou notre demande de pardon. Si la réponse à cette question est non et que nous ne nous sentons pas capable de pardonner, cela n’est pas dramatique. Nous ne sommes peut-être pas prêts à le faire ou nous n’avons peut-être pas assimilé la leçon de vie. Utilisons alors l’Empathie, une autre clé, et essayons de comprendre le point-de-vue de l’autre, de nous mettre à sa place, dans sa réalité. Nous pouvons toujours essayer d’en discuter une fois de plus en essayant de garder notre cœur et notre esprit ouvert. Si rien ne change après cette discussion, nous devons alors changer de point-de-vue, afin de pouvoir nous libérer cette histoire, de ce poids. Repensons que personne n’est parfait et que nous commettons tous des erreurs, et que le principal c’est de les reconnaitre et d’apprendre d’elles. Si la personne en face de nous ne peut pas reconnaitre son erreur, cela est son problème, et non le nôtre ; alors pardonnons lui de ne pas pouvoir reconnaitre son erreur et libérons-nous de cette situation.

Prenons aussi conscience que pardonner ne veut pas dire admettre tout et n’importe quoi ! Ne nous laissons pas marcher dessus ! Ce n’est pas le but du pardon. Une situation de pardon exige une prise de décision de notre part. Quelque soit cette décision, il nous faudra l’accepter. Il y a des personnes qui nous accompagnent un moment sur le chemin de la vie, puis arrive un moment où les chemins se séparent. Acceptons cette séparation, en conscience, mais surtout pardonnons les erreurs commises. Il y aura peut-être des retrouvailles plus tard, qui sait ? Ne portons pas inutilement ce fardeau en nous.

   

Assez parlé des autres, parlons un peu de nous. Qu’avons-nous à nous pardonner ? Prenons le temps d’aller voir sous notre propre tapis ! Soyons honnête envers nous et pardonnons-nous nos erreurs. Il ne sert à rien de les porter encore et toujours. Il faut casser cette noix qui représente le fruit de nos erreurs. Puis mangeons sa chair, elle nous nourrira. Ensuite, laissons cette coquille vide sur le bord du chemin pour continuer notre route, nous n’en avons plus besoin. Essayons de pratiquer le Pardon dans toutes les situations où nous sentons un ressentiment, la plus infime anecdote. Entrainons-nous et nous verrons que nous nous sentirons plus léger et plus enclin au bonheur.

 

Pour les personnes qui ont vécu un passé douloureux ou des expériences plus intenses, je conseille de faire appel à une personne qualifiée, afin de vous aider dans ce chemin qu’est le pardon.

Par contre tout ce que nous nous sentirons capable de régler par nous-même, faisons-le. Choisissons le bon moment et commençons doucement, afin de nous « faire la main ». Libérons-nous de nos rancœurs, de nos incompréhensions, de nos colères, des injustices, de la haine, de la traitrise et laissons place à ce sentiment de Pardon.

Passons la poussière et secouons notre tapis, accédons à ce sentiment de pardon en nous accordant un moment de réflexion sur nous-mêmes, appliquons nos mains sur notre cœur, conscientisons notre démarche en visitant nos émotions, nos sentiments, notre corps, en épurant notre mental et ne laissons plus la poussière s’accumuler en nous.

Ceci est le moyen de vivre une réalité nouvelle, et de nous apporter un point-de-vue plus léger sur la vie. Essayons !  

 

La Gratitude

 

A méditer :

 

Avons-nous vraiment conscience de ce que nous avons déjà ?

 Combien de fois par année, par mois, par semaine, par jour, remercions-nous la Vie ? 

 

Voici mon thème préféré. La gratitude est une autre clé pour pouvoir changer notre réalité. Souvent dans la vie, nous ne voyons que ce que nous n’avons pas et nous sommes fixés sur cette perspective. Nous oublions complètement ce que nous possédons déjà, comme si ce que l’on avait nous était acquis et tout à fait normal.

Généralement, c’est quand on perd une chose que nous pensions acquise pour la vie que nous comprenons sa vraie valeur.

Pourquoi ne pas être conscient de tout ce que nous avons déjà au lieu de toujours penser à ce que nous n’avons pas ?

Réalisez-vous la chance que vous avez ? Vraiment ?  D’accord, je veux bien vous croire. Dès lors voici un petit exercice : faites une liste de choses auxquels vous pouvez dire merci dans la Vie, des choses vraiment importantes. Prenez une feuille de papier et écrivez tout ce qui vous passe par la tête. Prenez votre temps, la journée si vous le désirez.  J’ai fait le même exercice, vous le trouverez plus loin.

Commencez votre liste, et ne trichez pas…. Je vous observe ! ;-)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voyons voir et comparons nos réponses.

 

Merci de pouvoir :

 

Marcher.

Voir.

Entendre.

Sentir.

Toucher.

Respirer.

Parler.

Goûter.

Manger.

Étudier.

Lire.

Écrire.

Partager.

Voyager.

Aimer.

Être aimé.

Dormir.

Pardonner.

Rêver.

Évoluer.

Etre libre de penser.

Comprendre.

Réfléchir.

Etre heureux.

Ressentir.

Etre libre de croire.

Etre qui je suis.

Etre pardonné.

Découvrir.

Etre en vie.

Expérimenter.

penser

 

Merci d’avoir :

 

Une bonne santé.

Un toit sur la tête.

À manger.

Des amis.

Une famille.

Ma femme.

De l’argent en suffisance pour vivre simplement.

De l’eau.

De l’électricité.

Du gaz.

Ce que j’ai déjà.

Des prestations socialesléctricité, Du gaz,

Des prestations sociales

De la Gratitude.

De l’Amour.

De la Reconnaissance.

De l’Empathie.

De la Compassion.

De la Flexibilité.

Un travail.

Un médecin.

Des médicaments.

Un hôpital.

Compris tant de choses.

 Le temps.

Trouvé mon chemin.

Des Challenges pour grandir.

De la complicité.

 

 

Que pensez-vous de cette liste ?  Avez-vous trouvé des choses que vous n’aviez pas notées ? Avez-vous pris conscience de tout ce que vous avez ? Ces choses toutes simples auxquelles nous ne pensons jamais et qui sont si importantes.  Que penseriez-vous si demain on vous retirait une seule chose de cette liste ? Par exemple l’électricité. Vous seriez bien embêté, non ? Plus de lumière, plus de frigo, plus de télévision, plus d’ascenseur, plus de four ou de plaques de cuisson, plus de téléphone portable, plus d’ordinateur, plus de distributeur d’argent, etc... Avez-vous conscience que des millions de gens vivent sans électricité et que vous êtes privilégié ?

 

Imaginons un instant que demain nous perdions la vue, ou un autre de vos 5 sens ? Ou que nous ne puissions plus marcher ? Demandons à une personne qui est privée de l’usage de ses jambes combien elle aimerait pouvoir à nouveau marcher ou courir.  Si demain on nous enlève le Pardon et que plus personne ne nous pardonne nos erreurs ou mésententes ? Qui serait encore à nos côtés ?

Réfléchissons encore un instant à ce qui se passerait, si une seule chose de cette liste nous était enlevée.

Si l’un ou l’une d’entre vous qui lisez ce livre est privé d’une seule chose dans cette liste, il sait ô combien cette chose à de la valeur et que l’argent ne peut pas forcément remplacer.

Soyons emplis de Gratitude envers ce que nous avons déjà car là est l’essentiel de la Vie sur terre. Vivons chaque jour dans la Gratitude et remercions la Vie de pouvoir marcher, voir, entendre, parler, pardonner, car tout ceci nous est seulement prêté et peut nous être repris à n’importe quel moment ! Cela ne signifie pas que nous devons vivre dans la peur mais dans le Merci.

Je vais à nouveau vous raconter une histoire, au sujet de la peur et du merci : Une connaissance me racontait une plongée qu’elle avait faite au Belize pendant un voyage. Elle me décrivait cette expérience avec tant d’émotion, de gratitude que j’en avais les frissons. Elle avait vécu une expérience magnifique et elle avait le potentiel de pouvoir admirer, ressentir la nature et tout ce qui l’entourait avec force et bonheur, au plus profond d’elle-même (quel beau moment vécu en conscience !) Puis nous avons discuté de choses et d’autres pendant quelques minutes. A un moment donné elle a commencé à me parler de ses peurs et surtout de sa plus grande peur, la mort. Elle me disait combien elle était terrifiée par la mort et que cette peur l’accompagnait souvent. A ce moment, j’ai compris quelque chose en moi. Je lui ai rappelé sa plongée au Belize qu’elle avait vécue avec tant d’intensité. Je lui ai posé la question suivante : « Pourquoi as-tu pu apprécier ce moment avec tant d’intensité et de conscience ? » Elle a réfléchi un moment puis elle ma répondu « Parce que j’ai peur de la mort et que j’ai envie de profiter de la vie. » Je lui ai répondu « Alors fais la paix avec la mort et exprime lui ta gratitude, dis lui merci ! »  « Pourquoi ? » m’a-t-elle répondu. « Parce que la mort t’a appris la plus belle chose que l’on peut apprendre ici-bas : « Aimer la vie ! ». Comme quoi, on peut même dire merci à la mort !

 Vous souvenez-vous de la question à méditer ? « Combien de fois par année, par mois, par semaine, par jour, remerciez-vous la Vie ? » Quelle est votre réponse ?

Prenons un jour ou un moment dans la semaine pour le faire quand nous le ressentons, cela en vaut la peine.

Couchez-vous sur votre lit, puis prenez trois grandes respirations et détendez-vous complétement. Posez vos mains sur votre cœur puis repensez à cette liste et exprimez votre Gratitude mentalement ou à haute voix.

Ressentez ce qui se passe alors dans votre corps, votre tête et votre cœur, puis laissez-vous aller dans ce sentiment quelques minutes.

Reprenons conscience des vraies valeurs de la Vie et redonnons-leur, leur place.

Expérimentons cette Gratitude et nous verrons que votre perception de la réalité pourrait bien changer. C’est tellement plus agréable de vivre dans le Merci et la Gratitude que dans la frustration.

On a rien oublié ? Vous êtes sûr ? Vraiment sûr… ? Et vous dans tout cela, depuis combien de temps n’avez-vous pas exprimé de la gratitude à votre égard ? Quand était-ce la dernière fois que vous vous êtes regardé dans un miroir pour vous remercier de ce que vous avez accompli ?

Voyez-vous ce que vous avez accompli ? Non ? Alors cela est votre prochain exercice : trouvez dix bonnes raisons de vous remercier en conscience. Quand vous les aurez trouvées, mettez-vous devant un miroir et regardez-vous dans les yeux. Posez vos mains sur votre cœur et dites vous MERCI ! Puis terminez en vous prenant dans vos bras !

Je vais vous aider. N’oublions pas que les vraies valeurs sont dans la simplicité.

Remerciez-vous d’avoir pris le temps de lire ce livre, d’avoir accompli votre rôle de parent, d’avoir pu pardonner une chose à quelqu’un, d’avoir eu le courage de changer quelque chose dans votre vie, etc. 

En exprimant de la Gratitude envers nous-même, nous découvrirons ce que nous avons déjà réalisé dans notre vie et nous apprendrons à nous aimer !   

 

 

La vie

 

A méditer :

 

A quoi sert la vie ?

Comment puis-je la vivre pleinement ?

 

La Vie… Elle va vite, non ? On est toujours à courir après pour essayer de la suivre. Cela me fait penser à un petit bonhomme enfermé dans une montre qui court derrière l'aiguille des secondes. C’est essoufflant rien que d’y penser, non ? Mais en fait, on court pourquoi, après quoi, pour qui ? Vous êtes vous déjà posé ces questions ? Moi, pas vraiment, je viens de réaliser cela en l’écrivant. Toute cette énergie que nous dépensons en vaut-elle vraiment la peine ? Courons-nous dans la direction que nous voulons ? Ne vaut-il pas la peine de s’arrêter un moment, de faire une pause et d’analyser ce qui se passe ?  Cela me rappelle une phrase dite par Gandalf dans le « Seigneur des Anneaux », quant ils sont dans les mines de la Moria. Cette phrase m’a marquée, la voici : « Tout ce que nous devons décider, c’est que faire du temps qui nous est imparti ! ».

 

Je crois que cette phrase peut donner un sens à notre course dans la vie. Il est temps de décider vers quoi nous voulons courir et dans quelle direction nous voulons aller, à quoi nous aspirons ! Faisons une pause ! L’aiguille des secondes va de toute façon nous rattraper et nous dépasser. Nous pourrons alors reprendre notre course avec peut-être plus de conscience, et savoir vers quoi nous voulons courir exactement.

 

Ce que je veux dire, c’est que nous sommes comme enfermés dans notre quotidien et qu’au bout d’un moment, on se fait prendre par se rythme effréné et que l’on n’a plus vraiment conscience de ce que l’on fait ni d’où l’on va. Cette énergie que l’on dépense inconsciemment pour pas grand-chose, ne pourrait-on pas la mettre ailleurs, vers ce à quoi on aspire vraiment ? Mais pour cela il faut savoir s’arrêter de temps en temps et observer sa vie avec un peu de recul, reprendre son souffle.

 

Refixons les priorités, faisons un bilan, remettons les compteurs à zéro et faisons le point avant de courir trop longtemps et de nous épuiser inutilement. Agissons au lieu de réagir, reprenons les rênes de notre vie ! Cela nous économisera de l’énergie et du temps.

 

Nous avons tous reçu une graine en venant dans cette vie, il faut seulement se le remémorer. Quelle est votre graine ? Avec d’autres mots, quelles sont vos atouts, vos potentiels, que devez vous réalisez dans cette vie ?

Il est temps de s’en rappeler afin que nous puissions nous accomplir et ainsi réaliser notre vie. Cette graine que nous avons reçu, il faut en prendre soin, trouver un terrain favorable à son épanouissement pour quelle puisse germer, pousser, et devenir grande et forte et que ses fruits puissent à nouveau faire d’autres graines, afin que nous puissions les offrir à notre tour.

 

Voilà à quoi ressemble la vie pour moi. Elle sert à partager, à faire grandir, à expérimenter, afin que l’on puisse se rapprocher de notre essence et de notre lumière, pour que l’accomplissement de notre vie terrestre puisse prendre fin et que nous puissions retourner d’où nous venons.

 

Soyons aussi conscient que dans la vie de chacun, il y a un rythme, comme une courbe qui oscille de haut en bas, qui ondule. Il y a des périodes fastes et des périodes de vaches maigres. Souvent ces ondulations vont dans les extrêmes, c’est-à-dire que nous pouvons ressentir une joie immense et le lendemain, une profonde tristesse. Essayons d’avoir conscience de ces variations dans notre vie de tous les jours. Gardons à l’esprit que les extrêmes ne sont pas bons à vivre. Plus haute est la vague, plus bas sera le creux. Cela veut dire qu’il ne faut pas nous laisser aller dans nos sentiments extrêmes, car ils peuvent nous faire perdre la raison.

  

Vivons nos sentiments et émotions en conscience, réalisons ce que nous sommes entrain de vivre réellement et observons si nos émotions sont en adéquation avec la situation. Ayons aussi conscience que lorsque nous sommes dans le trou, que tout nous parait sombre et que nous nous sentons triste, cela ne va pas durer. La vague va remonter et nous retournerons vers la gaieté et la lumière, et vice et versa.

 

Tout est impermanent, rien ne repose, tout bouge, tout vibre. Quand nous sommes dans le haut de la vague, prenons conscience qu’à un moment ou un autre nous allons redescendre. Gardons alors à l’esprit ce qui nous permet d’être dans le haut et redescendons dans le creux en conscience et en acceptant ce rythme de la vie.

 

C’est ensuite dans le creux de la vague qu’il nous faut préparer nos projets et nos envies. Cela nous aidera à passer cette période difficile. Et c’est dans la montée de la vague que nous allons pouvoir mettre en action nos projets, car nous suivrons ce courant qui monte et qui nous entraine avec lui.

 

Une des choses les plus importantes à comprendre, c’est que nous avons une influence sur ce rythme. Il faut tout d’abord l’accepter et ensuite limiter ses ondulations afin de ne plus aller émotionnellement dans les extrêmes. Ceci est un apprentissage qui demande du temps et de l’introspection, mais quand nous aurons compris ce principe, nous pourrons avoir une vie plus stable et avoir une meilleure compréhension de ce rythme et de nous-même. Gardons toujours en conscience les choses qui nous sont importantes et qui nous donnent de la joie, afin de pouvoir les utiliser aux moments où nous serons dans l’obscurité. Cela sera alors notre lumière pour nous éclairer dans les moments sombres. Soyons conscient de ce que nous avons déjà et qui nous procure du bonheur.

 

J’aimerais partager avec vous ce qu’une amie m’a dit un jour, quand j’étais dans le creux de la vague : « Sois fort, sois faible, mais sois ! ». Merci Mila.

 

Je veux parler encore d’une chose avec vous : la « loi de cause à effet ». Tout effet à sa cause et toute cause à son effet. Cette « loi » est importante et on ne l’a comprend pas très bien.

 

Je vais vous donner un exemple très concret et simple : Une personne aimerait bien gagner au Loto. Ce à quoi elle pense, le fait de gagner au Loto, est l’effet d’une cause. Mais quelle est la cause pour gagner au Loto ? Il faut y jouer, non ? Sinon elle n’a aucune chance de gagner. Donc il faut provoquer la cause pour obtenir l’effet !

 

Voici un autre exemple : Vous vous êtes cassé la jambe est vous avez mal. La cause de ce mal est que votre jambe est cassée. Si vous prenez des antidouleurs pour ne plus avoir mal, vous allez essayer de traiter l’effet et non la cause. Pour ne plus avoir mal il faut réparer votre fracture et vous donner le temps de guérir.

 

Voici un autre exemple : Une personne est en dépression car tout autour d’elle va mal. Elle va voir le médecin qui lui donne des antidépresseurs pour soigner sa dépression. Mais se demande-t-elle seulement pourquoi elle est en dépression ? En prenant des antidépresseurs, elle soigne quoi ? La cause ou l’effet ? Ce qu’elle doit se poser comme question pour se soigner est «  pourquoi suis-je en dépression, quelle en est la cause ? ». Si elle ne fait qu’agir sur l’effet, elle peut être sûr qu’elle ne soignera jamais complétement sa dépression.

 

Tout cela paraît très simple, et vous vous dites probablement que je vous sous-estime en imaginant que vous ne vous êtes pas déjà fait ce raisonnement préalablement.

 

Bien sûr que vous savez que sa dépression n’est pas tombée du ciel et qu’elle est le résultat d’un problème sur lequel il convient d’agir. Mais se donne-t-elle vraiment les moyens d’agir sur la cause ou préfère-t-elle agir uniquement sur les effets de peur d’affronter la cause en face ?

 

Quel choix avons-nous au fond ? Celui d’agir sur l’effet toute notre vie tout en nous voilant la face sur la cause et de rester face à notre mur, ou celui d’avoir le courage d’agir directement sur la cause. Dans ce deuxième cas, plus besoin d’agir sur les effets puisqu’ils seront automatiquement modifiés.

 

Dans la vie, dans chaque situation, on est sans arrêt confronté à ce même choix : agir sur la cause, ou essayer de calmer les effets. C’est ce schéma qui est simple à identifier, car c’est toujours le même !

 

En résumé si nous voulons obtenir un effet, il nous faut trouver et « provoquer » la cause. Maintenant, la question qui tue : « Quelles sont les causes qui provoquent l’effet du bonheur ? ». Au lieu d’agir uniquement sur des effets, provoquons la cause !

 

Si vous lisez ce livre en conscience, vous en trouverez sûrement plusieurs…

 

 

Mission de Vie

 

A méditer :

 

Quand ressentez-vous du bonheur ?

Quelle peut-être votre contribution à un monde meilleur ?

 

 

Nous avons tous une mission de vie sur cette terre. Nous sommes venus dans ce monde avec un potentiel et des qualités à faire valoir. Seulement, nous les avons peu à peu oubliés, dans ce monde moderne qui nous berce dans sa consommation et sa course aux profits immédiats et éphémères.

 

 Nous pensons généralement à court terme, et recherchons ce qui peu nous satisfaire dans l’immédiat, en trouvant satisfaction avec des produits de consommation qui sont faciles d’accès. Malheureusement cette satisfaction ne dure généralement pas longtemps. Nous avons tous et toutes voulu avoir à un moment donné le dernier téléphone portable ou la dernière console. Nous l’avons obtenu et que s’est-il passé après quelques temps ? Nous avons joué avec notre nouvelle acquisition et ensuite ? Nous nous sommes vite lassés et nous pensons déjà à la prochaine chose que nous pourrions acquérir, non ?

 

 Pouvons-nous nous dire en conscience : « Je consomme, donc je suis ! » ?  Cette course sans fin et ce plaisir est éphémère. Nous sommes tous et toutes une pièce du puzzle géant qui fait la vie. Quelle pièce de ce puzzle sommes-vous ? Qui sommes-nous ? Comment pouvons-nous nous définir ? Quelles sont nos atouts ? Pourquoi sommes-nous nés et qu’avons-nous à accomplir dans cette vie ?

 

Voilà des questions existentielles que, j’en suis sûr, vous vous êtes posés plus d’une fois. Cette course là n’est pas éphémère, car elle nous amène de plus en plus près de notre être véritable et de notre accomplissement. Par contre, elle demande un investissement personnel et un certain bouleversement de notre vie actuelle, car elle nous demande de sortir un tant soit peu de ce moule qu’est notre société.

 

Est-ce possible de vivre cette quête de nous-même, sans vivre en Ermite, là-haut dans la montagne ou dans une grotte ?  Je vous réponds oui ! Utilisons cette société au lieu de nous faire utiliser par elle. Ne prenons que ce dont nous avons vraiment besoin pour nous accomplir, trouvons un équilibre.

 

Beaucoup de personnes me disent : «  Wouha ! T’as de la chance, tu pars trois mois en voyage et tu prends du temps pour te découvrir ! ». De la chance ou un choix ?  Je leur réponds : « pourquoi serait-ce de la chance, je travaille comme toi et je gagne à peu prés le même salaire. Tu peux faire la même chose que moi.» 

 

Ils me répondent généralement qu’ils n’ont pas assez d’argent. Ils ont en revanche le dernier téléphone portable, une télévision géante avec tout ce qui va avec, cinq-cents DVD et ont passé deux semaines en station à faire la fête.

 

Je ne les critique pas, ceci est leur choix, mais on ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et la laitière. Pour ma part, je vis simplement, avec la télévision de la grand-mère, un ordinateur offert par une amie, deux vélos achetés d’occasion et peut-être cinq DVD que l’on m’a offert. J’estime que je n’ai pas plus de chance qu’eux ou qu’ils n’ont pas moins de chance que moi. Ceci est une plutôt une question de choix d’existence.

 

Je ne dis pas qu’ils doivent vivre comme moi, mais qu’ils ont autant de possibilités que moi, de mener cette quête d’eux-mêmes. Vous allez me dire : « Bon ben c’est bien joli tout ça mais moi, j’ai des enfants. Je ne peux pas partir comme ça à l’autre bout du monde faire l’Ermite dans un centre de méditation pendant trois mois ! ». En effet c’est un peu plus compliqué mais toutefois pas impossible, si vous le désirez vraiment. Mais je vous rassure, il y a plus simple. On verra cela dans un moment.

 

J’ai un exercice à vous proposer, mais avant j’aimerais transmettre un message à ceux qui ont une famille. Ce message pourrait peut-être vous apportez des éléments de réponses sur votre mission de vie. Avez-vous déjà pensé que de former une famille peut être une partie de votre mission ? Avez-vous déjà pensé que vos enfants feront le monde de demain ? Qu’avez-vous à leurs donner ? Réfléchissez à vos valeurs à votre façon de voir la vie, que voulez-vous leur apprendre ? Quelles perceptions de la vie, voulez-vous leur transmettre ? Vous êtes en partie responsables de la vision de la vie que vous transmettrez à vos enfants. Alors, quelle vision, réalité ou illusion, voulez-vous leurs léguer ?

 

Je crois que ces questions font partie du chemin vers l’Eveil de soi-même et qu’en ayant des enfants, c’est vous qui allez apprendre beaucoup sur vous-mêmes. Rien ne vous empêche aussi de préparer votre épanouissement quand viendra le moment où vos enfants s’envoleront de leurs propres ailes. Pensez déjà maintenant à ce que vous voulez réaliser et préparez le terrain, faites vos plans, prenez des décisions, plantez vos graines et laissez-les germer afin que le moment venu, vous sachiez déjà où vous diriger.

 

Je vous avais parlé d’un exercice qui pourrait vous guider sur la recherche de votre mission de vie. Cet exercice va se dérouler en quatre étapes.

 

Première étape : Vous aller devoir replonger dans vos souvenirs d’enfance et d’adolescence entre l’âge de cinq et dix-huit-ans. Ce que vous devez rechercher, c’est les moments ou vous étiez heureux, où vous éprouviez de l’envie pour quelque chose.  Repensez à vos jeux favoris, à vos rêves, au travail que vouliez faire ou que vous avez fait à un moment donné, aux dessins animés ou aux personnages qui vous on marqué. Qu’est-ce qui vous parlait, vous donnait envie, ou que vous étiez heureux de faire ? Demandez l’aide de vos proches pour vous aider à vous souvenir de quand vous étiez petit, surtout vers l’âge de cinq ans. Puis faites une liste de tout ce qui vous vient en tête. 

 

Deuxième étape : refaites exactement le même exercice depuis dix-huit ans jusqu’à maintenant. Pensez aux moments dans votre vie ou vous avez ressenti du bonheur, du bien-être, comme un frisson qui traverse votre corps. Les moments où vous vous  sentiez au bon endroit, au bon moment. Cela peut aller de la rencontre de votre compagnon de vie, de la naissance de vos enfants, d’une soirée entre amis, d’une discussion avec une personne, à une action que vous avez faite, à un travail en particulier, ou à un endroit particulier.

 

Troisième étape : Projetez-vous dans le futur et demandez-vous qu’est-ce que vous aimeriez faire, comme loisir, comme travail. Quelles sont les rêves que vous aimeriez réaliser, quelles sont vos envies. Laisser la porte grande ouverte, comme si tout était possible et laissez s’exprimer vos envies.

 

Quatrième étape : Regroupez les trois premières étapes et essayez de faire des liens entre elles et de mettre des mots simples ou des adjectifs sur chaque choses que vous avez noté. Par exemple : qu’est-ce qui vous a touché lorsque vous avez rencontré votre compagnon de vie ? « De l’attirance !» Vous allez me répondre. Mais pourquoi ? C’était sa vision de la vie, son style de vie et ce que cela représentait ? Creusez vous la tête pour faire des liens car vous êtes le seul à avoir la réponse ! Essayez de procéder comme un jeu de piste, une charade.

 

 Exemple : Quand vous étiez petit, vous adoriez Superman, et vous jouiez avec des gros camions. Vos parents vous on dit que chaque fois que vous voyez une échelle, vous montiez dessus. Vous aviez toujours été fasciné par le jet d’eau de Genève. Pendant votre adolescence vous aviez toujours envie de secourir les autres et votre couleur préféré était le rouge. Je suis… ? Je suis… ? Un pompier !

 

Bon, c’est un peu basique, je l’admets, mais c’est pour vous montrez comment cela fonctionne. De quels  atouts ou valeurs, le pompier a besoin pour faire son travail ? Du courage, de la volonté, de la force, du calme pour pouvoir gérer une situation sous stress, un esprit d’équipe, être passionné par ce qu’il fait. Trouvez vos liens, vos atouts et les valeurs qui vous sont les vôtres et lisez entre les lignes, cet exercice n’est qu’une base pour vous donner une direction. Je le rappelle, vous êtes la seule personne qui peut trouver réponse à ces questions !

 

Pour ma part, j’ai occupé plusieurs emplois différents : vendeur en textile, vendeur planificateur, formateur, chef de rayon pendant sept ans, promeneur de chien, et assistant de police.

 

En réfléchissant, avec le recul, je n’ai jamais aimé le business et le chiffre d’affaires, ni mettre des amendes d’ailleurs. Et pourtant cela a représenté une grande partie de ma vie. Ce que j’ai aimé dans ces différents métiers, c’était le contact avec les gens et mes collègues. Je me suis toujours senti heureux ou content quand je partageais des jeux ou des moments avec des amis ou d’autres personnes. Depuis tout petit j’ai toujours aimé être entouré par des amis. Je n’ai jamais eu de modèle ou de personne de référence à part mes parents et mes grands-parents. J’aime les relations de personne à personne. Je trouve que les échanges sont plus vrais, les masques tombent et l’on peut être qui l’on est. Chaque fois que j’ai ressenti du bonheur ou un frisson me parcourir le corps, c’était parce que je partageais quelque chose de vrai et de fort avec une personne. Aujourd’hui, je me sens moi-même quand je partage un moment clé avec quelqu’un, que ce soit quand je donne un soin, ou quand je donne mes cours de méditation et de développement personnel. Là, je ressens ce frisson et je sais alors que j’ai trouvé ma mission de vie.

 

Il n’y a pas de bonne ou de moins bonne mission de vie, tout ce qui importe c’est de trouver ce que nous avons vraiment envie de faire et de nous réaliser. Il y a des personnes qui seront chirurgien pour sauver des vies, d’autres professeurs, d’autres vendeurs, d’autres éboueurs, d’autres infirmiers, etc... Ce qui importe vraiment, c’est le message que nous voulons faire passer, ce que nous voulons partager, ce qui vient de notre cœur et de notre être véritable.

 

Si vous avez l’impression de ne vraiment pas trouver votre mission de vie, cela peut peut-être signifier que vous partagez une mission de vie en commun avec d’autres personnes. Cette mission consiste à amener plus de conscience, plus de lumière, plus de partage et d’amour à notre planète et au Tout dont nous faisons partie. Alors réfléchissez : quelle pourrait être votre contribution à un monde meilleur ?

 

N’oublions pas que la vie est simple et que c’est nous qui la compliquons. Nous pouvons accomplir notre mission par des gestes et des attentions très simples. Par exemple : invitons notre voisin que nous ne connaissons pas à boire un café, exprimons notre gratitude devant une magnifique coucher de soleil et interpellons les gens autour de nous afin de partager ce moment. Trions nos déchets, disons aux gens qui nous sont chers que nous les aimons, disons bonjour avec un grand sourire aux gens que nous croisons dans la rue, pardonnons à quelqu’un une erreur commise, remercions la vie tous les matins pour tout ce que nous avons déjà, partageons nos envies et notre manière de vivre avec les autres. Soyons contagieux afin de répandre la simplicité.

 

N’oublions pas que nos gestes et actions doivent être en accord avec notre cœur et notre tête. Soyons honnête envers nous-même, c’est cela est le plus important ! 

 

La simplicité

 

A méditer :

 

Heureux les simples d’esprit.

C’est dans la simplicité que nous trouverons notre vérité !

 

N’oublions pas que nous nous compliquons la vie. Pour chaque problème rencontré, nous nous faisons souvent toute une histoire. Notre mental et notre égo se font toujours un film incroyable et n’acceptent pas l’échec, si bien que nous nous égarons le long du fil de nos pensées et de nos émotions.

Vous rappelez-vous de l’exercice du jardin ? N’est-ce pas un exercice tout simple qui vous permet de comprendre une situation qui peut paraître compliquée ? Rien n’est compliqué, tout est simple, et c’est dans la simplicité que nous pourrons trouver une clé supplémentaire à notre bonheur.

La simplicité, c’est l’émerveillement du moment présent. C’est voir que la vie est belle à chaque instant, où que nous soyons. Il nous suffit de la percevoir. Comment ? Observons les enfants, ils sont un très bon exemple de simplicité.

Vous avez été un enfant, non ? Vous souvenez-vous de l’émerveillement que vous aviez étant enfant ? Depuis combien de temps n’avez-vous pas pris le temps de vivre l’instant présent et de voir et ressentir les choses qui vous entourent ? Depuis combien de temps n’avez-vous pas pris un escargot dans votre main ? Juste pour réaliser quelle sensation cela procure. De le contempler de le regarder, d’approcher votre doigt de ses yeux pour qu’il les rentre. Essayez, c’est tellement simple mais comme c’est agréable de retrouver une part de notre enfance. Prenez le temps dans votre quotidien de regarder autour de vous.

Je suis sur que vous faites le même trajet tous les jours pour vous rendre à votre travail. Généralement, nous faisons nos trajets avec la musique sur les oreilles, le nez dans le journal en nous disant « Ô mon dieu, que le monde va mal ! ». Ou alors nos yeux sont fixés sur l’écran de notre téléphone portable.  Mais si vous êtes attentifs à ce trajet, que voyez-vous ? Vous pensez connaître ce trajet par cœur ? En êtes-vous bien sûr ?

Pour ma part, j'ai fait le même trajet depuis plus de quinze ans et je peux vous assurer que si je regarde bien, je vois de nouvelles choses tous les jours. Et chaque jour peut être source d’émerveillement et de découvertes. Tenez, par exemple, je vis le long d’une rivière qui s’appelle  « la Veveyse »  et j’ai là « un copain » comme je dis. C’est un Cingle plongeur, un petit oiseau noir, brun et blanc qui sautille sur lui-même et qui plonge sous l’eau pour se nourrir. Tous les jours quand je fais ce trajet, j’ai toujours un œil qui traîne pour voir si mon « copain » est dans le coin. Chaque fois que je le vois, je m’arrête un instant pour l’observer sautiller et plonger dans l’eau. C’est tout simple, mais j’apprécie ce moment et il me rend simplement heureux.

Je peux aussi voir qu’il y a une fleur qui a poussé sur le mur, qu’il y a un escargot qui se promène, que les fourmis sont de sortie, que le Lila est en fleur, et qu’il y a des mûres et des framboises et même un petit prunier.

Chaque jour est différent mais pour s’en apercevoir, il faut être présent à la vie, à vous-même, et savoir observer.

Voici quelques photos que j’ai prises, qui sont un exemple de simplicité :

 

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Tout ceci est sous nos yeux tous les jours ! Il n’y a rien d’extraordinaire, et  pourtant quand on prend le temps d’y regarder de plus prés... Prenons  le temps de regarder autour de nous. Nous découvrirons un monde que nous ne soupçonnions même pas. C’est là, chaque jour, sous nos yeux ! Nous pouvons nous en émerveiller simplement, gratuitement.

 

Voici un autre exercice pour vous : pendant une semaine, portez votre attention sur ce qui vous entoure lors de votre trajet quotidien et découvrez chaque jour quelque chose de nouveau. Pour vous aider à faire cet exercice, retrouvez l’enfant en vous. Observez, testez, touchez, sentez, goutez, jouez avec tout ce qui vous tombe sous la main !

 

Moi par exemple j’ai inventé un jeu. Je l’ai appelé le « Street Game ». Vous connaissez cette plante qui ressemble à du lierre et qui a plein de petites boules noires? On en trouve un peu partout en ville à la bonne saison, vers la fin de l’été et l’automne. Le but du jeu est simple : prenez une poignée de ces petites boules dans votre main et visez tout ce que vous croisez sur votre chemin. Que ce soit le poteau du réverbère, le panneau de signalisation, la poubelle, le trou dans le mur ou la tête de la personne qui vous accompagne hihihi ;-) ».

Essayons de rendre notre quotidien amusant, notre vie de tous les jours en sera changée. Soyons créatif, osons, découvrons, jouons.

 

La simplicité est source d’émerveillement, de plaisir. Reconnectons-nous avec l’enfant qui est en nous, amusons-nous et si nous avons peur du ridicule, je vous rassure : « le ridicule ne tue pas » ! Si c’était le cas, cela ferait longtemps que je ne serais plus de ce monde.

 

Vous souvenez-vous du titre de ce livre ? « Extrait de simplicité ». Jusqu’à maintenant, je ne vous ai parlé que de ça, « LA SIMPLICITE », et cela va continuer avec le prochain chapitre.

  

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